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Société

Ousmane Diagne : « Qu’on ne compte pas sur moi pour exercer la moindre pression sur les magistrats »

Défendant hier la proposition de loi d’interprétation portant amnistie des faits survenus entre 2021 et 2024, le ministre de la Justice a fermement réaffirmé l’indépendance des juges. Bien qu’il reconnaisse l’existence de défis structurels, Ousmane Diagne a rejeté toute forme d’ingérence politique dans le travail judiciaire.

Lors d’une intervention devant certains parlementaires qui critiquaient les lenteurs judiciaires, le garde des Sceaux a répondu par une défense sans équivoque de l’indépendance de la justice. « Le temps de la justice n’est pas celui des politiques », a-t-il lancé en ouverture, avant d’ajouter : « Un jugement prend le temps qu’il faut pour aboutir au résultat recherché. L’objectif est d’assurer une justice équitable. Pourquoi cette précipitation ? ».

Selon lui, l’essentiel est de garantir la bonne marche de la justice sénégalaise. Il a insisté : « Si je me permets, dans la précipitation, d’exercer une pression sur la justice ou sur ceux qui l’incarnent, je deviendrais ce qu’on pourrait appeler une forme d’inexactitude terminologique. » Il a également rappelé que le processus judiciaire suit son cours normal, avec l’installation du Pool Judiciaire Financier (PJF) le 24 septembre 2024 et de la Haute Cour de Justice le 28 décembre 2024. « Je ne comprends pas ceux qui disent que le travail est lent », a déclaré le ministre, soulignant que de nombreux dossiers sont en cours au PJF, mais qu’il y a un nombre insuffisant de magistrats pour les traiter efficacement.

Ousmane Diagne est également revenu sur ses principes intangibles en tant que magistrat : « Je n’ai jamais accepté qu’on fasse pression sur moi, surtout dans un sens déterminé. Qu’on ne compte pas sur moi pour exercer la moindre pression sur les magistrats du siège. Je n’ai aucune autorité sur eux. Je sais qu’ils font un excellent travail. » Il a insisté sur le fait que les juges sont responsables de rendre justice et qu’il n’a jamais eu à faire la moindre observation, ni critique, même lorsque les décisions des magistrats vont à l’encontre des réquisitions du parquet.

En conclusion, le ministre a souligné que la justice sénégalaise a évolué. « Il n’est plus dit que lorsqu’un opposant ou quelqu’un en délégation avec le pouvoir est entendu par la police ou jugé, les gens s’attendent fatalement à une condamnation. » Au contraire, a-t-il précisé, il est arrivé que des décisions de classement sans suite aient été prises. Il a également révélé que la proposition de loi avait été particulièrement bien expliquée par son initiateur, le député Amadou Ba.

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